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Ecosse

Alex Comas, Conseiller en Evasion Pyrénéenne et Ski de Randonnée nous parle de son aventurer Ecossaise, sur la West Highland Way.  En sac à dos et pratiquant le bivouac, il arrive jusqu’au Ben Nevis, cette même montagne que je n’ai pu gravir !

Salut Alex, quel type de voyageur es-tu ?

Salut Jb. J’ai eu la chance de découvrir le voyage gamin grâce à mes parents qui nous emmenaient mon frère et moi en vacances. On a fait plusieurs pays d’Europe et d’Afrique du Nord et étant originaire des Pyrénées mon père nous a toujours amené en randonnée.

Plus tard j’ai découvert d’autres pays plus lointains mais ce que j’aimais plus que tout était de me retrouver en montagne. Finalement, pas besoin d’aller à l’autre bout du monde chercher un endroit qui te fait rêver alors que tu as les Pyrénées devant toi ! D’un bout à l’autre de la chaîne il y a des dizaines de paysages différents : hauts sommets, canyons, cascades, lacs, vallées, forêts… et tout ça change à chaque saison ! J’aime partir en randonnée découvrir de nouvelles vallées, des sommets variés et surtout des endroits sauvages où je ne croise pas grand monde, parfait pour observer les isards 😉

As tu un voyage, une bribe de voyage, que tu voudrais nous partager en particulier ?

Il y a quelques années nous avons décidé avec deux copains de partir sur la West Highland Way en Ecosse. C’est un grand classique des Highlands entre Glasgow et Fort William au pied du Ben Navis que nous avons décidé de faire en 5 jours sac sur le dos et bivouac.

Evidemment quand on a commencé à parler de l’Ecosse, j’ai de suite pensé aux conditions « humides » que j’avais eu quelques années plus tôt en Irlande. Bon après tout pourquoi pas soyons optimistes, ça doit être comme la Bretagne il doit faire beau un peu tous les jours surtout au mois de Mai…

De bien belles montagnes, il y a même une station de ski dans le coin

Après de bonnes retrouvailles à Edimbourgh, on démarre de Glasgow plein de bonne humeur avec un premier bivouac ou plutôt un premier réveil au bivouac plutôt insolite. La météo clémente nous a motivés pour dormir à la belle étoile dans nos duvets mais dès les premiers rayons du soleil, une armée de midges nous attaque tel un essaim fondant sur sa proie. Si j’ai eu la chance de bien réagir à leurs piqûres, ça n’a pas été le cas de Greg : démangeaisons, boursouflures et irritations jusqu’au sang.

Ce sont de tout petits moustiques qui raffolent des milieux humides alors autant te dire qu’en Ecosse ils sont chez eux.  Ils ne nous ont pas quittés jusqu’à la fin du séjour passant même à travers les moustiquaires de nos tentes… Les seuls moments de répit sont venus des rafales de vent ou des averses, un plaisir pour le randonneur 😊 !

La suite du voyage fut incroyable, à cette période il n’y avait personne sur le chemin nous étions vraiment seuls au monde dans l’immensité des Highlands. Les paysages sont vraiment magnifiques, tu longes d’immenses lacs, franchis de jolies « montagnes », des landes humides et des tourbières…c’est vraiment très dépaysant. Enfin quand les nuages s’écartent quelques secondes pour laisser passer la lumière !

Les rares endroits habités que l’on a traversé nous ont permis de nous ravitailler et tester la culture locale : visite (et dégustations !) de distilleries de whisky. En tout cas, on était bien content de s’arrêter dans un pub pour passer quelques heures au sec et discuter avec les gens avant de reprendre notre route à la recherche d’un lieu de bivouac plat et pas trop humide. Autant te dire que ça n’a pas été facile tous les jours 😊

Malgré le temps et les quelques galères, je garderai un magnifique souvenir de cette virée en terre écossaise.

Quelles conditions as-tu eu lors de ce voyage ?

Nous sommes partis au mois de Mai : averses de pluie fine, vent, nuages bas, températures autour de 10° mais aussi quelques belles éclaircies au début du séjour. Un temps écossais normal !

Finalement, ça n’a pas été tellement éprouvant physiquement mais plutôt mentalement. Marcher toute la journée dans des conditions très humides et fraîches et se coucher le soir dans une tente mouillée … il y a des moments où tu te demandes ce que je tu fais là.

Tu penses que tu étais bien équipé(e)?

Je faisais déjà pas mal de randonnée en montagne été comme hiver donc je suis habitué aux conditions assez rudes. Mes compagnons étaient un peu moins expérimentés mais de bons marcheurs quand même.

J’étais donc parti avec mes affaires habituelles de rando : sac, duvet, tente, veste gore tex, doudoune etc. Mais je n’avais pas pensé au fait que nous pourrions avoir du mauvais temps aussi longtemps. Impossible de faire sécher quoi que ce soit, à peine le soir au coin du feu du coup ça t’épuise moralement. Après une journée de marche avec des pantalons complètement trempés, on a opté pour le véritable kilt écossais et ce fut une belle découverte ! Ça te protège parfaitement de l’humidité et du froid, le complément parfait de ma gore tex et mon béret 😊

Après réflexion, nous étions plutôt bien équipés, il ne nous manquait rien. Si vous partez là-bas plusieurs jours en bivouac, vous devez être prêts à affronter ce genre de conditions donc il vous faut un bon sac à dos, une veste parfaitement imperméable, de bonnes chaussures et surtout une indispensable moustiquaire de tête (mai/juin et septembre/octobre).

Veste Elevation One GTX– MILLET Veste Elevation One GTX– MILLET
Imperméable, léger et coupe-vent.
Détail de l'article
Polaire Grizzly MILLET Polaire Grizzly MILLET
Chaud et respirant parfait en deuxième couche
Détail de l'article
Doudoune sans manches Heelitk MILLET Doudoune sans manches Heelitk MILLET
Léger et peu encombrant
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Moustiquaire de tête Moustiquaire de tête
Indispensable en cas d’attaque de midges !
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Kilt écossais Kilt écossais
On s’adapte à la culture locale 😉
Détail de l'article

Alex, dis nous où est-ce qu’on peut suivre tes conseils sur la randonnée ?

Je gère deux blogs sur la randonnée et le ski de randonnée dans lesquels je partage pleins de conseils pratiques, d’idées de sorties, tests de matériels à travers des articles, des vidéos et quelques photos.

Inspyr : conseils rando et destination Pyrénées

Ski Rando pour Tous :

Merci pour ces conseils, quelle sera ta prochaine destination ?

Je n’ai pas prévu de prendre l’avion prochainement mais j’ai bien sûr pleins de randonnées à faire dans les Pyrénées et cette année j’ai en tête de jolis itinéraires sur 2 ou 3 jours versant espagnol des Pyrénées. C’est à chaque fois un grand dépaysement et un bonheur indescriptible.

Merci à toi et adishatz !

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Le parc national du Loch Lomond se situe au Nord de Glasgow, c’est les highlands en miniature, on y retrouve les collines colorées, des villages tranquilles possédant tous un Pub et bien sûr un loch !

J’ai débuté mon roadtrip dans cette partie de l’Ecosse à l’entrée des routes vers les Highlands du Nord. Très belle entrée en matière, je suis arrivé sous un grand soleil et à peine quelques minutes après ma sortie de l’aéroport il pleuvait à verse, sans doute une manière Écossaise d’accueillir les touristes.

Loch Lomond

Comme à mon habitude lorsque je fais des roadtrip j’aime bien trouver des hébergements uniques et isolés pour quelques nuits. J’ai par chance trouvé de quoi louer une cabane proche du loch Lomond, dans le parc national des Trossachs. La cabane se situait à l’Ouest de ce parc, plus précisément au bord du Loch Voil dans le village de Balquhidder. Arrivant la nuit tombé, j’ai eu un mal fou à trouver cette cabane qui se trouvait au bout d’un chemin tellement mauvais que j’ai mis près de 40min pour parcourir 6km. Je devais sortir de la voiture pour ouvrir les grilles à bétail puis les refermer derrière moi, les routes traversent souvent les prés en Ecosse.

Ma cabane près du Loch Lomond

Ma cabane près du Loch Lomond

En arrivant dans la cabane, la première chose que je désirais c’était me réchauffer un peu, je n’ai trouvé qu’une hache avec le mot :

To get some wood for the stove.

Bref, je suis parti me couper du bois dans une forêt de nuit et sous la pluie, ce n’était pas forcément une mince affaire et le bois mort trouvé était tellement humide que j’ai passé ma soirée à tenter d’allumer le poêle (pour la petite histoire j’y suis arrivé !).

Le reste de mon séjour dans cette cabane s’est heureusement mieux déroulé et j’ai eu quelques jours avec du beau temps sans pluie. J’ai pu apprécier le calme du Loch Voil, une randonnée autour du loch Lomond et une autre (hors sentier, en passant beaucoup de barbelés…) sur les collines autour de Balquhidder. Les collines d’Ecosse sont d’une couleur rouge orangé à cause d’un type de bruyère, on retrouve ce genre de collines typiques d’Ecosse un peu partout  mais je vous invite à regarder les photos de celles sur l’île de Skye au pied des Cuillins qui sont impressionnantes

Fort William & Ben Nevis

Après cette parenthèse dans cette cabane dont j’avais finalement maîtrisé l’allumage de feu avec du bois humide, j’ai repris la route, mon roadtrip ne faisait que commencer, je me suis dirigé vers un des plus haut sommet de Grande-Bretagne, le Ben Nevis.

La ville de Fort William se trouve au pied de ce somment de 1 344m. Après avoir grimpé le piton de la fournaise et crapahuté dans les différents cirques de la Reunion (Mafate, Salazie et Cilaos) je voyais cette randonnée vers le sommet comme un challenge tout à fait à ma portée.

Je n’avais prévu que 3 jours à Fort William, ma fenêtre pour monter au sommet était mince car il faut compter sur un temps dégagé. Le temps change rapidement en Ecosse, on reçoit généralement quelques averses chaque jours mais elles ne durent pas. En altitude, avec la mer proche le temps peut facilement se transformer et vous pouvez avoir de la neige.

C’est bien malheureusement ce que j’ai vécu le jour où je suis parti. L’ascension au départ est plutôt simple, j’ai même eu la chance de partir sous le soleil. J’ai suivi un chemin dans une forêt dense de pins et fougères puis au fur et à mesure la végétation se fait plus éparse jusqu’à une plaine rocheuse.

En trois heures j’étais arrivé près d’un refuge mais le soleil sous lequel j’avais débuté avait fait subtilement place à des nuages. J’ai essuyé quelques petites averses, rien de grave je me suis dit, mais rapidement un brouillard s’est levé et en quelques minutes ce fut le tour de la neige qui s’est mise à tomber à gros flocons. J’ai donc décidé de m’arrêter un moment le temps que ça se calme. Je n’avais croisé jusque là personne, mais en voyant arriver un groupe de grimpeurs j’ai vite compris que ce refuge à 900m de hauteur était la fin de ma randonnée… Les 4 amis anglais arrivèrent au refuge avec un équipement complet : chaussures à crampons, cordes, baudriers, casques etc. Eux même n’étaient pas certains d’aller jusqu’au bout dans ces conditions. J’ai donc fait demi-tour, j’ai appris par la suite en racontant mon histoire à une personne du coin qu’il y avait deux chemins, un qui ressemble plus à de la randonnée montagnarde que j’aurais du prendre et l’autre pour les adeptes de l’escalade. Quoiqu’il en soit, je n’avais pas du tout le bon équipement pour ces conditions qui ressemblaient plus à un climat subarctique qu’à l’Ecosse. Je pense que pour être bien préparé j’aurais du prendre cet équipement :

Pour les amateurs, j’ai trouvé pas mal d’informations intéressantes sur les monts de la Grand-Bretagne en cherchant sur internet. Le Ben Nevis fait parti des plus hauts et est dans la liste des 283 munros, soit des sommets de plus de 914,4 mètres (3 000 pieds). On appel le “munro bagging” le tour des munros d’Ecosse. Un “munroist” est une personne qui aura réussi au cours de sa vie à faire l’ascension de tous les munros. A ce jour on compte plus de 5 000 munroist !

Et vous, l’Ecosse vous intéresse pour votre prochaine destination ? Vous l’avez déjà peut-être parcourue, n’hésitez pas à m’en dire plus !

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L’intérieur des Terres d’Ecosse est superbe, mais qu’en est-il des îles, nombreuses sur les côtes très découpée de ce pays ? En organisant mon roadtrip, je voulais absolument passer sur les îles d’Ecosse, je n’avais que peu de temps, mon dévolu s’est jeté sur l’île de Skye. Elle est grande, c’est la deuxième en taille après celle de Lewis et Harris, il y a beaucoup de choses à voir et à faire. Par contre c’est une île assez touristique (un pont facilite son accès) heureusement en Avril je n’ai pas vu trop de monde.

Il existe deux moyens pour accéder à l’île :

  • Le ferry au départ de Mallaig, vous faisant arriver sur la partie Sud-Est de l’île dans le petit port d’Armadale,
  • Le pont qui relie le Nord-Est de l’île à la ville de Kyle of Lochalsh.

Pour ma part, je suis arrivé par Ferry puis je suis reparti par le pont, cela me permettait de ne pas passer deux fois par les mêmes routes. J’ai fait un choix tactique car je venais de Fort William et la route jusqu’à Mallaig promettait d’être sympa.

Arrivée sur l’île de Skye

J’ai choisi un hébergement en auberge de jeunesse dans la capitale de l’île Portree. Les auberges, sont toujours des endroits intéressants pour les voyageurs solo, on y rencontre facilement des gens de différents coins du monde et malgré les odeurs de chaussette on y passe de bons moments. Un autre moyen en Ecosse pour rencontrer du monde c’est de sortir dans les Pubs, et spécialement les soirs de match, l’ambiance est dingue et tout le monde se retrouve autour d’une bière.

Une de mes première étape fut de visiter la distillerie de whisky Talisker dans la ville de … Talisker. Cette visite m’a appris pas mal de choses, n’étant pas un amateur de whisky j’ai tout de même fait cette visite car l’histoire de l’île, de la distillerie ainsi que les techniques utilisant la tourbe m’intéressaient. Pour m’y rendre je devais passer sur des routes au pied des montagnes des Cuillins, la chaîne de montagne de l’île de Skye et donc j’avais une occasion de prendre de belles photos.

Old Man of Storr

Dans ma seconde journée sur l’île, j’ai décidé d’aller découvrir une des curiosité géologique du coin : le Old Man of Storr. C’est tout simplement un monolithe de 55 mètres de haut issu de l’érosion de la montagne “Storr” sur laquelle il trône, mais c’est surtout une belle randonnée qui ne s’arrête pas au rocher.

Je me suis levé assez tôt pour m’attaquer à cette randonnée qui avoisine les 5 heures pour la boucle complète. Il faisait un peu frais, 2 ou 3 degrés seulement, mais c’était le mois d’Avril et il était tôt, je comptais donc me réchauffer en débutant la randonnée et j’espérais que le soleil fasse son travail.

Vous pouvez apercevoir l’Old Man of Storr depuis la route et depuis le parking qui est le point de départ de la randonnée, c’est un peu déceptif au final car on n’a pas à fournir d’effort pour accéder au but de la randonnée, mais bon c’est vrai qu’au fur et à mesure qu’on se rapproche de lui, on réalise sa hauteur et il devient vraiment impressionant lorsque qu’on est à son pied. C’est seulement après 30 min de marche que je suis arrivé au niveau du rocher, ensuite j’ai continué la randonnée sur la crête de la montagne, un chemin partait sur la droite, assez bien tracé. Je n’avais pas trouvé de carte pour cette randonnée, le gérant de l’auberge de jeunesse m’avait expliquer les grandes lignes et donc j’étais assez confiant. Le chemin s’arrêtait brutalement devant une clôture, qui ne semblait pas être là pour être passée, je l’ai tout de même enjambée pour passer sur l’autre côté de la montagne et continuer sur le chemin qui me paraissait être le seul et sans doute le bon..

C’est assez plaisant de faire une randonnée dans cette contrée, j’avais une vue panoramique sur la mer et sur de petits lochs en contrebas, même les cailloux sont beaux ils sont tachetés de différentes couleurs de mousses.

Au bout de deux heures de randonnée, j’étais arrivé à la pointe Est de la montagne, mais plus de chemin visible, je me suis dit qu’il fallait sans doute passer de l’autre côté de la crête et réaliser une boucle. Malheureusement, de l’autre côté de la crête, pas de chemin du tout, ce n’était qu’une face de la montagne complètement faite de roches, avec des pans complets de graviers me faisant glisser dangereusement. Je me suis entêté, j’ai tenté, j’ai lutté dans ces graviers. Au bout d’une heure, j’en avais ras-le-bol, clairement je n’étais pas sur le bon chemin et en regardant ce que j’avais parcouru jusque là, je me suis fait peur… les phases de graviers m’avaient fait plus descendre que je n’imaginais et même si je m’étais résolu à faire demi-tour, je ne savais pas si je pouvais vraiment faire marche arrière.

Comme cette erreur était stupide, j’aurais pu le voir venir, je n’avais même pas de carte de la randonnée, qu’est-ce que je pensais ?!

Comme un malheur n’arrive pas seul, il s’est mis à pleuvoir.. J’ai tout de même rebroussé chemin, mais avec un mal fou, en prenant mes appuis sur des zones de roches me semblant plus solides. Petit à petit j’ai réussi à remonter dans les pans de graviers qui m’avaient fait glisser en contrebas. Tout d’un coup j’ai glissé sur deux ou trois mètres sans que je puisse trouver de quoi m’arrêter, sacrée frayeur. Finalement, en prenant mon temps, une bonne heure et demi, j’ai réussi à remonter sur la crête, là même où le chemin s’était arrêté. Cela faisait déjà 4h30 que j’avais commencé ma randonnée et je savais qu’il me faudrait encore deux heures pour arriver au parking. J’étais trempé, les mains écorchées, un trou dans mon pantalon de randonnée, … bon j’étais tout de même soulagé d’être revenu sur un chemin connu qui me ramènerait jusqu’à bon port.

La prochaine fois que j’entreprend ce genre de passage, je prendrais un minimum de précaution et un équipement un peu plus adapté. Soit, de meilleures chaussures et des vêtements de pluie. Je pense également qu’un GPS de randonnée est un bon choix et une bonne alternative à la carte si vous pouvez y insérer un itinéraire :

Nest-point & les Fairy pools

Pour bien finir mon tour de l’île de Skye, j’ai pris une journée pour aller faire un tour au phare le plus à l’Ouest de l’île : Nest-point. C’est l’un des phare les plus célèbre de l’Ecosse, il est apparemment abandonné mais son mécanisme est automatisé. C’est une petite balade de 2,5km qui vous amène au bord des falaises. Le spectacle est intéressant, la ruine du phare est entouré de vieux mécanismes, vieux tuyaux, engrenages roussis de rouille et les moutons, paisibles, se traînent dans l’herbe verte.

Après ce détour au bout de l’île je suis revenu dans les terres voir une autre curiosité géologique : les Fairy pools. Au pied des Cuillins, proche de la ville de Glenbrittle, les piscines des fées sont une successions de bassins et petites cascades alimentés par une rivière descendant des montagnes. Lorsque la lumière est présente et qu’une pluie a suffisamment alimentée la rivière venant de la montagne, les fonds de chaque bassin se teinte de bleu turquoise. C’est une petite randonnée de 2h qui remonte la rivière et ses bassins jusqu’au pied de la montagne. Je n’ai malheureusement pas eu les meilleures conditions pour voir toutes les couleurs des bassins.

Peut-être que vous connaissiez déjà l’île de Skye, vous en avez pensé quoi ? Je pense qu’il y a encore beaucoup de choses que je n’ai pas pu voir, faute de temps.

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Le centre et le nord de l’Ecosse offrent de nombreux intérêts pour les amateurs de vastes coins de nature. Si vous êtes motorisés ou bien à pied, vous apprécierez forcément les routes du pays de Nessi.

Pourquoi un article sur les routes ?

Lochs et Highlands sont deux des éléments uniques qui valent déjà la peine de se déplacer en Ecosse mais j’ajouterais un dernier ingrédient qui vient faire le lien, ce sont les routes du Nord de l’Ecosse. Sinueuses, défoncées parfois et souvent étroites elles vous feront passer d’une vallée à un loch, d’une montagne à une plaine jusqu’aux côtes en surplomb de belles falaises.

Les routes de Norvège ont quelques similarités avec l’Ecosse, mais les couleurs des collines et montagnes dans ce pays sont vraiment incroyables.

C’est à l’occasion d’un roadtrip d’une dizaine de jours avec l’objectif de découvrir les highlands que j’ai découvert les routes intérieures du pays d’Ecosse. Peu de sites ou guides en parlent mais à tort, elles sont vraiment superbes et pour peu que vous ayez beau temps, chose pas toujours évidente en Ecosse, ou bien un soleil rasant juste avant le coucher du soleil, vous en prendrez à tous les coups plein les yeux.

En découvrant ces routes je me suis vraiment dit qu’il aurait été bon de faire tout cela à pied, en autonomie en bivouaquant (le camping sauvage est légal mais doit suivre certaines règles) et en prenant plus de temps pour attendre les bonnes éclaircies et faire de belles photos. Malheureusement je voulais me déplacer rapidement, avec mon véhicule de location afin d’en voir le maximum, et donc je n’étais pas équipé pour la marche et le bivouac, mais la prochaine fois j’emporterai cet équipement afin de profiter au maximum de ces routes :

Quelques conseils

Je vous laisse une petite carte pour vous indiquer les routes que j’ai préférées. Ce ne sont clairement pas des routes touristiques et voici plusieurs conseils pratiques.

  • En Ecosse on roule à gauche, cela peut paraître débile comme conseil, mais les routes de l’intérieur du pays étant souvent sur une seule voie, il est très facile lorsque qu’une deuxième voie s’ouvre sur la route de reprendre naturellement votre voie de droite.
  • Attention aux nids de poule, ainsi qu’aux bas-côtés. Souvent imbibés, on peut avoir l’impression de se ranger dans l’herbe mais on s’enfonce très facilement, bref facile de se retrouver “entourbé”.
  • Contrairement à la France, les routes d’Ecosse passent souvent dans des prés ou chassés de cerfs. Vous le verrez facilement car vous passerez sur des grilles à bétail, aussi attention aux animaux pouvant rapidement traverser ou bien dormir simplement au milieu de la route…
  • Enfin, vous roulez généralement sur des routes à une seule voie mais pas à sens unique. Pour cela vous trouverez des “passing-places” qui sont des élargissements de la route permettant de se croiser. Il ne semble pas y avoir de règles sur la priorité, juste la courtoisie et personne n’oublie de faire un petit signe pour remercier celui qui a laissé le passage.
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