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Norvège

La Norvège, sur sa côte Ouest possède un nombre important d’îles, environ 50 000. J’ai eu la chance de visiter quelques-unes d’entre elles, notamment Runde, une réserve protégée d’oiseaux marins et l’île de Godøya proche d’Alesund présentant la particularité de posséder un lac en haut de son sommet montagneux.

Depuis Bergen et après un passage en isolement dans une cabane de montagne  je me suis dirigé vers Ålesund une ville importante (45 000 habitants), un port de pêche, au Nord-Est de Bergen et donnant accès à de nombreuses îles aux alentours.

Île de Godøya

A seulement quelques minutes en voiture d’Ålesund, en empruntant un pont suspendu, on accède à un groupe de 4 îles : Vigra, Valderøya, Giske et Godøya. Ces îles sont assez prisées des Norvégiens le temps d’une journée en famille, l’été généralement, lorsque le temps est au beau fixe. Moi, mon objectif était de gravir le mont Godøya, c’est une randonnée qui dure à peu près 5 heures selon les guides. Le mont culmine seulement à 497m cependant on démarre au niveau de la mer. En haut du mont la randonnée continue, le chemin fait une boucle autour d’un lac planté au centre du mont.

 

Ce jour-là je n’ai pas eu beaucoup de chance, je suis arrivé dans un brouillard épais au pied du mont Godøya. Qu’à cela ne tienne ! Je n’allais pas attendre dans ma voiture que le temps change et je me suis dit qu’une fois en haut du mont le brouillard serait sans doute dissipé. J’avais extrêmement tort, une fois arrivée en haut du mont le brouillard s’est encore épaissi, je ne voyais pas à plus de 10m devant moi et il s’est mis à pleuvoir des cordes. Ma veste pourtant perlante n’arrivait plus à évacuer toute l’eau et commençait à s’imbiber. Remontant les falaises, des vents puissants poussaient la pluie de bas en haut, mes gants étaient trempés, j’avais froid et je craignais pour mon sac portant mon matériel photo. J’avais heureusement pris soin de prendre une couverture étanche (pour une fois que je prévois quelque-chose…).

C’est finalement au bout de 3h de randonnée que j’ai vu arriver quelques éclaircies et j’ai enfin pu découvrir le lac au milieu du mont qui n’était qu’à quelques mètres de moi depuis 1 heure mais que je ne voyais pas à cause du brouillard. Mon champ de vision s’ouvrait au fur et à mesure que les nuages s’éloignaient, j’ai finalement compris pourquoi cette randonnée était si intéressante : Vous avez une vue 360° sur l’île avec au premier plan un lac impressionnant qui se tient au-dessus de la mer. Après réflexion, c’était une belle expérience et le temps pourri n’a eu qu’un effet positif m’offrant un effet de surprise en fin parcours, par contre je penserai à emporter un autre type d’équipement la prochaine fois, voici le kit complet que j’aurais dû mettre dans mon sac :

Île de Runde

Après mon humide aventure, j’avais sans doute vu le pire de la météo Norvégienne. Encore beaucoup d’îles m’attiraient et c’est avec optimisme que j’ai choisi l’île de Runde. A 2h en voiture d’Ålesund, en utilisant  deux ferry pour passer les Fjords, et ….  je suis arrivé sous une pluie battante sur l’île de Runde. Un habitant de l’île me conseille de faire demi-tour, que le temps est trop mauvais pour visiter la réserve ornithologique. Assez dépité je décide de temporiser, me disant qu’en bord de mer le temps peut changer rapidement. J’ai tendance à me dire que comme je suis en vacances j’ai et j’aurai forcément de la chance… Finalement après deux bonnes heures dans ma voiture en grignotant des galettes de graines Norvégiennes, le ciel s’est ouvert d’un coup et j’ai eu un grand soleil. L’île est tout de même emprise aux vents glaçants de la mer du nord et encore une fois je n’étais pas super bien équipé.

Je suis donc monté, en haut des falaises pour observer les colonies d’oiseaux nichées en contrebas. Le contraste est méga impressionnant, on passe d’une étendue verte, vallonnée, très calme et dès qu’on se penche au bord de la falaise c’est le chaos ! On est à 200m au-dessus des vagues qui se brisent avec fracas sur les rochers déchiquetés aux arêtes saillantes, des milliers d’oiseaux marins tourbillonnent autour des falaises en cherchant à se poser sur de minuscules promontoires afin de rejoindre leur nid.

Entre 500 000 et 700 000 oiseaux qui nichent sur ces falaises, la majorité est composée de Macareux moine mais je n’ai pas pu les voir car ils partent pêcher toute la journée pour finalement rentrer nourrir leurs petits au coucher du soleil. Par contre j’ai pu observer une colonie de Fous de Bassan, sortes de grandes mouettes à la tête jaune qui ont le bout des ailes noires ainsi que des Guillemots qui ressemblent à pingouins volants que j’avais déjà vu en Ecosse.

Et vous, la Norvège vous intéresse pour votre prochaine destination ? Vous l’avez déjà peut-être parcourue, n’hésitez pas à m’en dire plus !

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J’avais envie de faire du Kayak en Norvège, par contre en Avril les conditions sont assez particulières… Troisième ville de Norvège après Oslo et Bergen, Trondheim est située au centre de la Norvège. Cette ville, en bord de mer, est assez dynamique elle possède une université de sciences et technologies ainsi que de nombreux musées, je ne suis pas déçu d’être passé par là.

Kayak sur la Nivelda

Une activité à ne pas manquer à Trondheim, c’est le Kayak sur la Nivelda, un fleuve côtier traversant la ville de part en part et longeant les charmants entrepôts en bois. Il semble que les Norvégiens sont passés maîtres dans la réalisation de bâtisses en bois, nous pouvons en voir partout en suivant les Fjords. Ils n’ont pas peur, comme dans tous les pays nordiques d’utiliser des couleurs flashy sur leur maisons, comme dans les quartiers riches de Bergen.

En espérant un temps clément, j’ai facilement trouver les contacts d’une agence proposant des balades en Kayak sur la Nivelda, plusieurs formules existent en allant d’une heure, une demi-journée à une journée entière. Moi, ayant déjà eu des problèmes de dos et connaissant les méfaits de la position assise jambes tendues dans un kayak, j’ai préféré ne pas faire un trop long périple, je suis parti sur 2 heures en solo.

Je vous conseille de partir assez tard pour cette balade pour espérer avoir un soleil rasant ou sur le point de se coucher en fin de parcours. Sachez qu’à mi-avril le soleil se couche à 21h00 et se lève à 5h. Je suis donc parti aux alentours de 18h.

J’ai eu beaucoup de chance au niveau du temps, le ciel dégagé, le fleuve très calme. Cependant j’aurais dû me préparer un peu plus au niveau de l’équipement. Faire des photos sur un Kayak c’est périlleux. Je ne suis pas particulièrement content de mes photos, même si on me dit qu’elles sont sympas, mais je vous assure que ce n’est pas simple dans un Kayak quand il fait froid:

  • Le kayak tangue, vous ne pouvez pas faire de mouvements brusques,
  • L’inertie du kayak ne vous permet pas de le positionner facilement dans le bon angle. J’ai tenter plusieurs fois de me repositionner dans l’axe de la rivière pour avoir un cadrage intéressant mais je n’ai jamais eu l’axe parfait.
  • L’aspect photo instantanée est impossible car vous devez lâcher votre pagaie, la sécuriser (ce serait bête de perdre sa pagaie dans le courant) et enfin sortir votre appareil,
  • Les gants sont indispensables, mais il est préférable de les enlever pour bien tenir son appareil. Par contre avec une température au plus proche de l’eau à 2°C, on hésites vraiment.
  • A tout ça, il faut rajouter le stress de faire tomber son appareil à l’eau… je n’avais aucunes protections étanches mis à part un sac, au fond du kayak, qui se replie plusieurs fois sur lui même afin de garder au sec mes papiers d’identité.

Bref de cette expérience, j’ai voulu vous conseiller quelques produits qui m’auraient vraiment aidés lors de ce trajet :

Musée Rockheim

Le lendemain de ma virée sur la Nivelda, je suis allé visiter le musée Rockheim. Son architecture seule m’a donné envie de le visiter, je l’avais identifié en me baladant sur les quais du port de Trondheim. C’est le musée national pop-rock. J’ai rarement visité un musée aussi interactif, l’expérience est juste jouissive, vous découvrez l’histoire de la pop-rock international et bien sûr Norvégienne, des années 50 à nos jours avec la possibilité d’interagir avec les instruments, de rentrer dans un Bus faisant une tournée des festivals Norvégiens, de réaliser vos graffitis numériques… Chaque salle est interactive et avec des systèmes d’analyse vidéos, de détection de mouvement, des lasers mis à disposition pour interagir avec votre environnement. Vous pourrez également prendre un instrument (guitare, bass, clavier, batterie…) et apprendre quelques notes avec des stars du rock Norvégiens vous écoutant attentivement dans des vidéos intelligentes.

En sortant du musée, j’ai eu la chance de profiter d’un super coucher de soleil.

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Ce roadtrip m’a amené dans des coins reculés de la Norvège, par envie, par besoin de me retrouver isolé. J’ai trouvé deux endroits hors des sentiers battus que je recommande fortement.

Passage à Skei

Skei est une petite ville (ou un village plutôt) de 438 habitants, coincée dans une vallée entre deux chaînes de montagne, au bord du lac Jølstervatnet. C’est ici que j’ai trouvé l’occasion de m’isoler via une annonce AirBnB qui propose de louer une cabane dans la montagne.

L’aventure commence avant même de rentrer dans les lieux, Andy que je retrouve en bas de la vallée m’a accueilli et m’a simplement indiqué que pour accéder à la cabane il suffisait de monter dans la montagne en se dirigeant au Nord-Ouest pendant une bonne heure…

1h direction Nord-Ouest.. et si je me décale de quelques degrés je risque de me retrouver complètement à coté de la cabane.

Au soleil couchant, la grimpette était assez compliquée, je traversais une forêt assez dense, qui me rappela mon séjour au Japon sur le mont Koya au milieu des cèdres du Japon, en passant des ruisseaux ainsi que des zones boueuses. Heureusement au bout de 45min je suis arrivé sur un plateau enneigé et j’ai trouvé les traces de pas d’Andy qui était monté la veille dans la cabane. Heureusement la neige n’était pas tombée depuis sinon je n’aurais jamais trouvé la cabane. J’ai donc suivi le tracé d’Andy pour y arriver finalement, en sueur après m’être enfoncé dans la neige jusqu’aux genoux pas après pas.

J’avais mon sac complet avec moi, en y repensant j’aurais dû laisser la moitié dans mon véhicule avant de monter et j’avais de quoi subvenir à mes besoins pendant quatre jours en autonomie. N’étant pas non plus un aventurier aguerri j’ai fait le mauvais choix de prendre des pâtes, en effet les pâtes demandent beaucoup d’eau pour la cuisson et bien entendu cette cabane ne possédait pas d’eau courante.

J’ai donc passé deux bonnes heures à faire fondre de la neige sur le poêle de cette cabane autant pour me laver, cuire ces fameuses pâtes ^^ ou tout simplement boire. Je n’avais pris au final que 2 litres d’eau pour ces 4 jours. Durant mes journées je randonnais dans les montagnes alentour, cela me rappelait mon ascension du Piton de la Fournaise sur l’île de la Réunion avec la neige en plus. Je n’étais pas du tout préparé à ce type d’environnement, on apprend de ses erreurs à ce qu’il parait, avec du recul voici ce que j’aurais dû prendre avec moi :

Immersion dans la ferme de Torvik

Après cette aventure en isolement je suis reparti en direction d’Ålesund pour visiter les nombreuses îles qui l’entourent. Mais une autre aventure hors des sentiers battus de Norvège ponctua mon roadtrip, j’ai passé quelques jours dans une ferme à Torvik, nom du village et également de la famille qui m’hébergeait. C’est un village isolé, seulement 226 habitants.

J’ai eu la chance de trouver cette famille, d’une gentillesse incroyable et bossant terriblement dur dans leur ferme, où ils cultivent des fraises en été et élèvent de nombreux animaux : porcs, poules, chèvres, chevaux et brebis. Ils réalisent également des visites de la ferme.

Offrant mon aide avec les animaux, la famille accepta avec étonnement mais cela me permettait d’échanger avec des Norvégiens, puis cela me changeait de mon quotidien de touriste crapahutant soit dans les montagnes soit sur la route des Fjords. J’ai eu la chance d’arriver à l’époque où les brebis mettent bas et c’est avec honneur que j’ai pu aider à la naissance de quatre agneaux, une expérience que je n’oublierai pas.

 

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La Norvège présente la plus grande concentration de fjords au monde. Cette particularité géographique s’explique par le retrait de glaciers dans une vallée bordée de montagne. Ces bras de mers s’avancent dans les terres sur plusieurs kilomètres, je suis parti en roadtrip pour découvrir ces paysages.

Arrivée à Bergen

J’ai commencé mon itinéraire dans la ville de Bergen sur la côte Sud-Ouest de la Norvège. C’est la deuxième ville de Norvège et pour moi la porte d’entrée vers les Fjords plus au Nord. C’est une ville importante dans l’histoire de la Norvège, depuis l’ère Viking jusqu’à aujourd’hui c’est un important port de commerce maritime spécialisé dans le commerce de la morue séchée et la fabrication de cordes.

Dans le quartier de Bryggen se trouvent toujours les entrepôts du XVIe siècle, entièrement en bois et très colorés. Partout dans la ville on peut voir de luxueuses bâtisses, preuves du succès commercial de l’élite de Bergen. Je vous conseille de visiter les quartiers de Sydnes et Nøstet, où vous pourrez découvrir des maisons de toutes couleurs typiques de la Norvège.

 

Un ferry rapide pour une première immersion dans les Fjords

Vous pouvez prendre un ferry sur le port pour visiter le Fjord autour de Bergen. Attention cependant à ce que vous portez si vous tentez cette traversée d’une demi-journée, même si le temps est au beau clair, la vitesse du ferry et les vents font rapidement tomber les degrés. Je vous propose des équipements que j’aurais dû prendre…

En direction des Fjords

En quittant Bergen, mon roadtrip commençait vraiment, ma prochaine destination importante était Ålesund plus au nord, mais je comptais m’arrêter hors des sentiers battus, dans la petite ville de Skei pour passer un temps dans une cabane au milieu de la montagne.

Je redoutais un peu les chutes de neige sur la route, ma voiture n’étant pas équipée de pneus neige. Les routes norvégiennes sont superbes dans cette région, elle passent dans de nombreux tunnels, sur des ponts vertigineux et parfois la route principale s’arrête brusquement en face de l’eau… Il faut alors attendre les ferrys s’affairant à faire traverser les personnes et véhicules d’un bout à l’autre du Fjord.

N’hésitez pas à sortir des routes principales pour prendre des routes intérieures en direction d’un bourg ou d’un village. Souvent vous aurez de belles surprises, des cabanes de couleur vives au bord des Fjords. Ces routes ne sont pas aussi accessibles que les routes principales et vous pouvez vous retrouver à monter sur une montagne aux routes enneigées dans les mois d’hiver. Pour d’autres routes intéressantes je vous invite à partir également en Ecosse, précisément dans les highlands où vous passerez au milieu de collines jaunes orangé au travers de pâturages en croisant des moutons, cerfs et boeufs des highlands.

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