Catégorie

Voyage

Le Jōmon Sugi est le plus vieux cèdre du Japon, on lui donne entre 2 100 et 7 200 ans ! La fourchette est large et est dû à des hypothèses scientifiques différentes. Quoiqu’il en soit, même à 2 100 ans ça reste un arbre étonnant. Il se trouve sur l’île de Yakushima, au large de l’île principale.

Pourquoi aller sur l’île de Yakushima ?

Il faut savoir que l’île est prisée des vacanciers japonais cependant très peu de voyageurs étrangers s’y rendent. Les voyageurs que j’ai rencontré étaient tous des voyageurs en solo. Deux motivations sont généralement évoquées pour venir sur l’île:

  • Voir le Jōmon Sugi, le plus vieil arbre du Japon. En japonais les Sugi désignent les cèdres Japonais qui sont, d’après mon expertise de la flore… (donc nulle), des conifères mais la seule espèce de Cryptoméria.
    Le fait que l’île est la source d’inspiration principale des décors, du film d’animation Princesse Mononoké.
  • J’ai décidé de me rendre sur l’île dès que j’ai vu l’aspect « reculé » de l’endroit tout en y trouvant des points d’interêts comme des possibilités de randonnée multiples, un climat spécifique au reste du Japon ainsi qu’une atmosphère qui promettait d’être unique… et c’est vrai que l’ambiance de Princesse Mononoké n’était pas pour me déplaire 🙂

J’ai passé quelques jours sur l’île. Je suis arrivé par un ferry rapide du port de Kagoshima jusqu’à la plus grosse ville de l’île : Miyanoura. Une auberge de jeunesse abordable, avec vue sur l’océan se trouve à l’Est de la ville, à quelques minutes à pied du port. Mon plan était simple, faire le tour de l’île, trouver un onsen pour tester ces bains typiques japonais, faire une randonnée dans le coeur de l’île pour voir le plus vieux cèdre du Japon, puis m’accorder un jour de repos.

 

Yakushima qu’est-ce que c’est ?

L’île est d’une superficie de 500km², elle fait partie de la préfecture de Yakushima, elle est globalement ronde. Les principales zones d’habitation se trouvent sur la côte tout autour de l’île, on compte 16 000 habitants. Yakushima fait partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO pour être “située à l’interface des régions biologiques paléarctique et orientale et possède une flore très riche (1 900 espèces et sous-espèces), qui comprend de très anciens spécimens de sugi”.

L’île offre de nombreuses possibilités de randonnées, le centre de l’île est en fait une forêt très montagneuse avec des pics allant jusqu’à 2 000m. Je comparerais cette île à la Réunion, en beaucoup plus petit et beaucoup moins ensoleillée, mais qui présente un peu la même typologie de terrain. La Réunion abrite d’ailleurs quelques spécimens de Cèdre du Japon.

Si vous compter randonner sur l’île, préparez vous un minimum, malgré des sentiers entretenus rendant la marche accessible, plusieurs éléments sont à prendre en compte :

  • Le début des sentiers se trouvent généralement en plein centre de l’île. Des services de Bus vous y emmèneront, cependant le départ est à 6h du matin et seulement 2 retours dans la journée sont prévus.
  • Un dicton dit qu’il pleut 35 jours par mois, c’est pas forcément vrai ou alors j’ai eu beaucoup de chance. Cependant certains segments de la randonnée, passant sur des troncs couverts de mousse, sinuants dans des pierriers peuvent être très glissants. Compter sur des averses tous les jours, prenez des vêtements de pluie.
  • L’eau de la montagne est soit disant potable, certains randonneurs font donc l’économie d’une gourde pour cette randonnée, personnellement je n’ai pas tenté le diable. Mais au final il y avait effectivement des cours d’eau partout.

Je vous conseille cet équipement pour être à l’aise pendant vos balades à Yakushima :

Gourde Salomon Gourde Salomon
Cette gourde flexible est pratique si vous comptez faire le plein en route comme c'est possible ici à Yakushima. Partez donc la gourde vide, plus de place et moins de poids dans votre sac !
Détail de l'article
Poncho impermeable Anyoo Poncho impermeable Anyoo
Gardez le dans un coin de votre sac, il vous sera utile en cas d'averse sur l'île de Yakushima.
Détail de l'article
Salomon Evasion 20 Rucksack Mixte Salomon Evasion 20 Rucksack Mixte
Un sac pratique pour des randonnées d'une journée. Le poncho pourra le couvrir en cas de pluie, mais il est perlant.
Détail de l'article

La randonnée au Jōmon Sugi

Levé à l’aube, j’ai pris le service de Bus à Miyanoura qui emmène les randonneurs au centre de l’île, départ de plusieurs sentiers. Cette randonnée commençait sous une petite pluie fine, mais rien de trop important, il faut compter 5 à 6 heures de marche pour compléter la boucle proposée.

Il existe des cartes de la randonnée en anglais au port de Miyanoura, je vous les conseille pour ne pas tomber sur des intersections incompréhensibles :

Le sentier suis pour une bonne partie du temps une vieille voie de chemin de fer, vous passerez quelques ponts suspendus au dessus de rivières.

La forêt est effectivement chargée d’une ambiance particulière. La canopée assombrit le paysage. L’air frais du matin, chauffée par le soleil, fait remonter des vapeurs du sol. Des rayons de lumière percent à quelques endroits et illuminent de gigantesques souches d’arbres couvertes de mousses. Aucunes tailles d’arbre n’a été faite, les branches poussent sinueusement en cherchant un peu de lumière, Beaucoup d’arbres sont creux ce qui créer des cachettes sombres, on imagine que des animaux peuvent en sortir à tout instant. L’eau est partout, des rigoles se frayent un passage entre les pierres et des ruisseaux s’élancent en cascades des rochers.

La faune semble absente mais est bien présente, j’ai croisé des cerfs Sika et des macaques japonais dans la forêt, ils ne sont absolument pas farouches mais gardent leur distances. J’ai appris qu’il faut faire attention aux groupes de macaques, qui peuvent être agressifs, pour protéger les femelles et leurs petits. Ce qui est indiqué est d’éviter de se retrouver encerclé lorsqu’un groupe de macaque se déplace, personnellement je n’ai vu des macaques que de loin s’épouillant sur un rocher.

Après 3 heures de randonnée je suis arrivé au Jomon Sugi… oui, c’est un très gros arbre, mais personnellement n’étant pas un expert de la flore, je ne lui ai pas trouvé une particularité grandiose. Il faut s’imaginer qu’il a dû  en voir des choses cet arbre du haut de ses 7 200 ans (ou 2 100ans) !

En prenant une bifurcation environ 1km avant l’arrivée au Jomon Sugi, vous pouvez réaliser une boucle un peu plus longue, c’est ce que j’ai fait, mais la plupart des randonneurs se contentent de revenir sur leur pas. En prenant ce chemin j’ai pu me retrouver dans un lit de rivière composé d’énormes rochers ronds. Des bassins naturels au creux des rochers sont accessibles. L’eau était fraîche mais je n’ai pu m’empêcher de m’y baigner, en fin de randonnée c’est toujours sympa.

0 Facebook Twitter Google + Pinterest

Le parc national du Loch Lomond se situe au Nord de Glasgow, c’est les highlands en miniature, on y retrouve les collines colorées, des villages tranquilles possédant tous un Pub et bien sûr un loch !

J’ai débuté mon roadtrip dans cette partie de l’Ecosse à l’entrée des routes vers les Highlands du Nord. Très belle entrée en matière, je suis arrivé sous un grand soleil et à peine quelques minutes après ma sortie de l’aéroport il pleuvait à verse, sans doute une manière Écossaise d’accueillir les touristes.

Loch Lomond

Comme à mon habitude lorsque je fais des roadtrip j’aime bien trouver des hébergements uniques et isolés pour quelques nuits. J’ai par chance trouvé de quoi louer une cabane proche du loch Lomond, dans le parc national des Trossachs. La cabane se situait à l’Ouest de ce parc, plus précisément au bord du Loch Voil dans le village de Balquhidder. Arrivant la nuit tombé, j’ai eu un mal fou à trouver cette cabane qui se trouvait au bout d’un chemin tellement mauvais que j’ai mis près de 40min pour parcourir 6km. Je devais sortir de la voiture pour ouvrir les grilles à bétail puis les refermer derrière moi, les routes traversent souvent les prés en Ecosse.

Ma cabane près du Loch Lomond

Ma cabane près du Loch Lomond

En arrivant dans la cabane, la première chose que je désirais c’était me réchauffer un peu, je n’ai trouvé qu’une hache avec le mot :

To get some wood for the stove.

Bref, je suis parti me couper du bois dans une forêt de nuit et sous la pluie, ce n’était pas forcément une mince affaire et le bois mort trouvé était tellement humide que j’ai passé ma soirée à tenter d’allumer le poêle (pour la petite histoire j’y suis arrivé !).

Le reste de mon séjour dans cette cabane s’est heureusement mieux déroulé et j’ai eu quelques jours avec du beau temps sans pluie. J’ai pu apprécier le calme du Loch Voil, une randonnée autour du loch Lomond et une autre (hors sentier, en passant beaucoup de barbelés…) sur les collines autour de Balquhidder. Les collines d’Ecosse sont d’une couleur rouge orangé à cause d’un type de bruyère, on retrouve ce genre de collines typiques d’Ecosse un peu partout  mais je vous invite à regarder les photos de celles sur l’île de Skye au pied des Cuillins qui sont impressionnantes

Fort William & Ben Nevis

Après cette parenthèse dans cette cabane dont j’avais finalement maîtrisé l’allumage de feu avec du bois humide, j’ai repris la route, mon roadtrip ne faisait que commencer, je me suis dirigé vers un des plus haut sommet de Grande-Bretagne, le Ben Nevis.

La ville de Fort William se trouve au pied de ce somment de 1 344m. Après avoir grimpé le piton de la fournaise et crapahuté dans les différents cirques de la Reunion (Mafate, Salazie et Cilaos) je voyais cette randonnée vers le sommet comme un challenge tout à fait à ma portée.

Je n’avais prévu que 3 jours à Fort William, ma fenêtre pour monter au sommet était mince car il faut compter sur un temps dégagé. Le temps change rapidement en Ecosse, on reçoit généralement quelques averses chaque jours mais elles ne durent pas. En altitude, avec la mer proche le temps peut facilement se transformer et vous pouvez avoir de la neige.

C’est bien malheureusement ce que j’ai vécu le jour où je suis parti. L’ascension au départ est plutôt simple, j’ai même eu la chance de partir sous le soleil. J’ai suivi un chemin dans une forêt dense de pins et fougères puis au fur et à mesure la végétation se fait plus éparse jusqu’à une plaine rocheuse.

En trois heures j’étais arrivé près d’un refuge mais le soleil sous lequel j’avais débuté avait fait subtilement place à des nuages. J’ai essuyé quelques petites averses, rien de grave je me suis dit, mais rapidement un brouillard s’est levé et en quelques minutes ce fut le tour de la neige qui s’est mise à tomber à gros flocons. J’ai donc décidé de m’arrêter un moment le temps que ça se calme. Je n’avais croisé jusque là personne, mais en voyant arriver un groupe de grimpeurs j’ai vite compris que ce refuge à 900m de hauteur était la fin de ma randonnée… Les 4 amis anglais arrivèrent au refuge avec un équipement complet : chaussures à crampons, cordes, baudriers, casques etc. Eux même n’étaient pas certains d’aller jusqu’au bout dans ces conditions. J’ai donc fait demi-tour, j’ai appris par la suite en racontant mon histoire à une personne du coin qu’il y avait deux chemins, un qui ressemble plus à de la randonnée montagnarde que j’aurais du prendre et l’autre pour les adeptes de l’escalade. Quoiqu’il en soit, je n’avais pas du tout le bon équipement pour ces conditions qui ressemblaient plus à un climat subarctique qu’à l’Ecosse. Je pense que pour être bien préparé j’aurais du prendre cet équipement :

Pour les amateurs, j’ai trouvé pas mal d’informations intéressantes sur les monts de la Grand-Bretagne en cherchant sur internet. Le Ben Nevis fait parti des plus hauts et est dans la liste des 283 munros, soit des sommets de plus de 914,4 mètres (3 000 pieds). On appel le “munro bagging” le tour des munros d’Ecosse. Un “munroist” est une personne qui aura réussi au cours de sa vie à faire l’ascension de tous les munros. A ce jour on compte plus de 5 000 munroist !

Et vous, l’Ecosse vous intéresse pour votre prochaine destination ? Vous l’avez déjà peut-être parcourue, n’hésitez pas à m’en dire plus !

0 Facebook Twitter Google + Pinterest

La Norvège, sur sa côte Ouest possède un nombre important d’îles, environ 50 000. J’ai eu la chance de visiter quelques-unes d’entre elles, notamment Runde, une réserve protégée d’oiseaux marins et l’île de Godøya proche d’Alesund présentant la particularité de posséder un lac en haut de son sommet montagneux.

Depuis Bergen et après un passage en isolement dans une cabane de montagne  je me suis dirigé vers Ålesund une ville importante (45 000 habitants), un port de pêche, au Nord-Est de Bergen et donnant accès à de nombreuses îles aux alentours.

Île de Godøya

A seulement quelques minutes en voiture d’Ålesund, en empruntant un pont suspendu, on accède à un groupe de 4 îles : Vigra, Valderøya, Giske et Godøya. Ces îles sont assez prisées des Norvégiens le temps d’une journée en famille, l’été généralement, lorsque le temps est au beau fixe. Moi, mon objectif était de gravir le mont Godøya, c’est une randonnée qui dure à peu près 5 heures selon les guides. Le mont culmine seulement à 497m cependant on démarre au niveau de la mer. En haut du mont la randonnée continue, le chemin fait une boucle autour d’un lac planté au centre du mont.

 

Ce jour-là je n’ai pas eu beaucoup de chance, je suis arrivé dans un brouillard épais au pied du mont Godøya. Qu’à cela ne tienne ! Je n’allais pas attendre dans ma voiture que le temps change et je me suis dit qu’une fois en haut du mont le brouillard serait sans doute dissipé. J’avais extrêmement tort, une fois arrivée en haut du mont le brouillard s’est encore épaissi, je ne voyais pas à plus de 10m devant moi et il s’est mis à pleuvoir des cordes. Ma veste pourtant perlante n’arrivait plus à évacuer toute l’eau et commençait à s’imbiber. Remontant les falaises, des vents puissants poussaient la pluie de bas en haut, mes gants étaient trempés, j’avais froid et je craignais pour mon sac portant mon matériel photo. J’avais heureusement pris soin de prendre une couverture étanche (pour une fois que je prévois quelque-chose…).

C’est finalement au bout de 3h de randonnée que j’ai vu arriver quelques éclaircies et j’ai enfin pu découvrir le lac au milieu du mont qui n’était qu’à quelques mètres de moi depuis 1 heure mais que je ne voyais pas à cause du brouillard. Mon champ de vision s’ouvrait au fur et à mesure que les nuages s’éloignaient, j’ai finalement compris pourquoi cette randonnée était si intéressante : Vous avez une vue 360° sur l’île avec au premier plan un lac impressionnant qui se tient au-dessus de la mer. Après réflexion, c’était une belle expérience et le temps pourri n’a eu qu’un effet positif m’offrant un effet de surprise en fin parcours, par contre je penserai à emporter un autre type d’équipement la prochaine fois, voici le kit complet que j’aurais dû mettre dans mon sac :

Île de Runde

Après mon humide aventure, j’avais sans doute vu le pire de la météo Norvégienne. Encore beaucoup d’îles m’attiraient et c’est avec optimisme que j’ai choisi l’île de Runde. A 2h en voiture d’Ålesund, en utilisant  deux ferry pour passer les Fjords, et ….  je suis arrivé sous une pluie battante sur l’île de Runde. Un habitant de l’île me conseille de faire demi-tour, que le temps est trop mauvais pour visiter la réserve ornithologique. Assez dépité je décide de temporiser, me disant qu’en bord de mer le temps peut changer rapidement. J’ai tendance à me dire que comme je suis en vacances j’ai et j’aurai forcément de la chance… Finalement après deux bonnes heures dans ma voiture en grignotant des galettes de graines Norvégiennes, le ciel s’est ouvert d’un coup et j’ai eu un grand soleil. L’île est tout de même emprise aux vents glaçants de la mer du nord et encore une fois je n’étais pas super bien équipé.

Je suis donc monté, en haut des falaises pour observer les colonies d’oiseaux nichées en contrebas. Le contraste est méga impressionnant, on passe d’une étendue verte, vallonnée, très calme et dès qu’on se penche au bord de la falaise c’est le chaos ! On est à 200m au-dessus des vagues qui se brisent avec fracas sur les rochers déchiquetés aux arêtes saillantes, des milliers d’oiseaux marins tourbillonnent autour des falaises en cherchant à se poser sur de minuscules promontoires afin de rejoindre leur nid.

Entre 500 000 et 700 000 oiseaux qui nichent sur ces falaises, la majorité est composée de Macareux moine mais je n’ai pas pu les voir car ils partent pêcher toute la journée pour finalement rentrer nourrir leurs petits au coucher du soleil. Par contre j’ai pu observer une colonie de Fous de Bassan, sortes de grandes mouettes à la tête jaune qui ont le bout des ailes noires ainsi que des Guillemots qui ressemblent à pingouins volants que j’avais déjà vu en Ecosse.

Et vous, la Norvège vous intéresse pour votre prochaine destination ? Vous l’avez déjà peut-être parcourue, n’hésitez pas à m’en dire plus !

1 Facebook Twitter Google + Pinterest

L’intérieur des Terres d’Ecosse est superbe, mais qu’en est-il des îles, nombreuses sur les côtes très découpée de ce pays ? En organisant mon roadtrip, je voulais absolument passer sur les îles d’Ecosse, je n’avais que peu de temps, mon dévolu s’est jeté sur l’île de Skye. Elle est grande, c’est la deuxième en taille après celle de Lewis et Harris, il y a beaucoup de choses à voir et à faire. Par contre c’est une île assez touristique (un pont facilite son accès) heureusement en Avril je n’ai pas vu trop de monde.

Il existe deux moyens pour accéder à l’île :

  • Le ferry au départ de Mallaig, vous faisant arriver sur la partie Sud-Est de l’île dans le petit port d’Armadale,
  • Le pont qui relie le Nord-Est de l’île à la ville de Kyle of Lochalsh.

Pour ma part, je suis arrivé par Ferry puis je suis reparti par le pont, cela me permettait de ne pas passer deux fois par les mêmes routes. J’ai fait un choix tactique car je venais de Fort William et la route jusqu’à Mallaig promettait d’être sympa.

Arrivée sur l’île de Skye

J’ai choisi un hébergement en auberge de jeunesse dans la capitale de l’île Portree. Les auberges, sont toujours des endroits intéressants pour les voyageurs solo, on y rencontre facilement des gens de différents coins du monde et malgré les odeurs de chaussette on y passe de bons moments. Un autre moyen en Ecosse pour rencontrer du monde c’est de sortir dans les Pubs, et spécialement les soirs de match, l’ambiance est dingue et tout le monde se retrouve autour d’une bière.

Une de mes première étape fut de visiter la distillerie de whisky Talisker dans la ville de … Talisker. Cette visite m’a appris pas mal de choses, n’étant pas un amateur de whisky j’ai tout de même fait cette visite car l’histoire de l’île, de la distillerie ainsi que les techniques utilisant la tourbe m’intéressaient. Pour m’y rendre je devais passer sur des routes au pied des montagnes des Cuillins, la chaîne de montagne de l’île de Skye et donc j’avais une occasion de prendre de belles photos.

Old Man of Storr

Dans ma seconde journée sur l’île, j’ai décidé d’aller découvrir une des curiosité géologique du coin : le Old Man of Storr. C’est tout simplement un monolithe de 55 mètres de haut issu de l’érosion de la montagne “Storr” sur laquelle il trône, mais c’est surtout une belle randonnée qui ne s’arrête pas au rocher.

Je me suis levé assez tôt pour m’attaquer à cette randonnée qui avoisine les 5 heures pour la boucle complète. Il faisait un peu frais, 2 ou 3 degrés seulement, mais c’était le mois d’Avril et il était tôt, je comptais donc me réchauffer en débutant la randonnée et j’espérais que le soleil fasse son travail.

Vous pouvez apercevoir l’Old Man of Storr depuis la route et depuis le parking qui est le point de départ de la randonnée, c’est un peu déceptif au final car on n’a pas à fournir d’effort pour accéder au but de la randonnée, mais bon c’est vrai qu’au fur et à mesure qu’on se rapproche de lui, on réalise sa hauteur et il devient vraiment impressionant lorsque qu’on est à son pied. C’est seulement après 30 min de marche que je suis arrivé au niveau du rocher, ensuite j’ai continué la randonnée sur la crête de la montagne, un chemin partait sur la droite, assez bien tracé. Je n’avais pas trouvé de carte pour cette randonnée, le gérant de l’auberge de jeunesse m’avait expliquer les grandes lignes et donc j’étais assez confiant. Le chemin s’arrêtait brutalement devant une clôture, qui ne semblait pas être là pour être passée, je l’ai tout de même enjambée pour passer sur l’autre côté de la montagne et continuer sur le chemin qui me paraissait être le seul et sans doute le bon..

C’est assez plaisant de faire une randonnée dans cette contrée, j’avais une vue panoramique sur la mer et sur de petits lochs en contrebas, même les cailloux sont beaux ils sont tachetés de différentes couleurs de mousses.

Au bout de deux heures de randonnée, j’étais arrivé à la pointe Est de la montagne, mais plus de chemin visible, je me suis dit qu’il fallait sans doute passer de l’autre côté de la crête et réaliser une boucle. Malheureusement, de l’autre côté de la crête, pas de chemin du tout, ce n’était qu’une face de la montagne complètement faite de roches, avec des pans complets de graviers me faisant glisser dangereusement. Je me suis entêté, j’ai tenté, j’ai lutté dans ces graviers. Au bout d’une heure, j’en avais ras-le-bol, clairement je n’étais pas sur le bon chemin et en regardant ce que j’avais parcouru jusque là, je me suis fait peur… les phases de graviers m’avaient fait plus descendre que je n’imaginais et même si je m’étais résolu à faire demi-tour, je ne savais pas si je pouvais vraiment faire marche arrière.

Comme cette erreur était stupide, j’aurais pu le voir venir, je n’avais même pas de carte de la randonnée, qu’est-ce que je pensais ?!

Comme un malheur n’arrive pas seul, il s’est mis à pleuvoir.. J’ai tout de même rebroussé chemin, mais avec un mal fou, en prenant mes appuis sur des zones de roches me semblant plus solides. Petit à petit j’ai réussi à remonter dans les pans de graviers qui m’avaient fait glisser en contrebas. Tout d’un coup j’ai glissé sur deux ou trois mètres sans que je puisse trouver de quoi m’arrêter, sacrée frayeur. Finalement, en prenant mon temps, une bonne heure et demi, j’ai réussi à remonter sur la crête, là même où le chemin s’était arrêté. Cela faisait déjà 4h30 que j’avais commencé ma randonnée et je savais qu’il me faudrait encore deux heures pour arriver au parking. J’étais trempé, les mains écorchées, un trou dans mon pantalon de randonnée, … bon j’étais tout de même soulagé d’être revenu sur un chemin connu qui me ramènerait jusqu’à bon port.

La prochaine fois que j’entreprend ce genre de passage, je prendrais un minimum de précaution et un équipement un peu plus adapté. Soit, de meilleures chaussures et des vêtements de pluie. Je pense également qu’un GPS de randonnée est un bon choix et une bonne alternative à la carte si vous pouvez y insérer un itinéraire :

Nest-point & les Fairy pools

Pour bien finir mon tour de l’île de Skye, j’ai pris une journée pour aller faire un tour au phare le plus à l’Ouest de l’île : Nest-point. C’est l’un des phare les plus célèbre de l’Ecosse, il est apparemment abandonné mais son mécanisme est automatisé. C’est une petite balade de 2,5km qui vous amène au bord des falaises. Le spectacle est intéressant, la ruine du phare est entouré de vieux mécanismes, vieux tuyaux, engrenages roussis de rouille et les moutons, paisibles, se traînent dans l’herbe verte.

Après ce détour au bout de l’île je suis revenu dans les terres voir une autre curiosité géologique : les Fairy pools. Au pied des Cuillins, proche de la ville de Glenbrittle, les piscines des fées sont une successions de bassins et petites cascades alimentés par une rivière descendant des montagnes. Lorsque la lumière est présente et qu’une pluie a suffisamment alimentée la rivière venant de la montagne, les fonds de chaque bassin se teinte de bleu turquoise. C’est une petite randonnée de 2h qui remonte la rivière et ses bassins jusqu’au pied de la montagne. Je n’ai malheureusement pas eu les meilleures conditions pour voir toutes les couleurs des bassins.

Peut-être que vous connaissiez déjà l’île de Skye, vous en avez pensé quoi ? Je pense qu’il y a encore beaucoup de choses que je n’ai pas pu voir, faute de temps.

0 Facebook Twitter Google + Pinterest

J’avais envie de faire du Kayak en Norvège, par contre en Avril les conditions sont assez particulières… Troisième ville de Norvège après Oslo et Bergen, Trondheim est située au centre de la Norvège. Cette ville, en bord de mer, est assez dynamique elle possède une université de sciences et technologies ainsi que de nombreux musées, je ne suis pas déçu d’être passé par là.

Kayak sur la Nivelda

Une activité à ne pas manquer à Trondheim, c’est le Kayak sur la Nivelda, un fleuve côtier traversant la ville de part en part et longeant les charmants entrepôts en bois. Il semble que les Norvégiens sont passés maîtres dans la réalisation de bâtisses en bois, nous pouvons en voir partout en suivant les Fjords. Ils n’ont pas peur, comme dans tous les pays nordiques d’utiliser des couleurs flashy sur leur maisons, comme dans les quartiers riches de Bergen.

En espérant un temps clément, j’ai facilement trouver les contacts d’une agence proposant des balades en Kayak sur la Nivelda, plusieurs formules existent en allant d’une heure, une demi-journée à une journée entière. Moi, ayant déjà eu des problèmes de dos et connaissant les méfaits de la position assise jambes tendues dans un kayak, j’ai préféré ne pas faire un trop long périple, je suis parti sur 2 heures en solo.

Je vous conseille de partir assez tard pour cette balade pour espérer avoir un soleil rasant ou sur le point de se coucher en fin de parcours. Sachez qu’à mi-avril le soleil se couche à 21h00 et se lève à 5h. Je suis donc parti aux alentours de 18h.

J’ai eu beaucoup de chance au niveau du temps, le ciel dégagé, le fleuve très calme. Cependant j’aurais dû me préparer un peu plus au niveau de l’équipement. Faire des photos sur un Kayak c’est périlleux. Je ne suis pas particulièrement content de mes photos, même si on me dit qu’elles sont sympas, mais je vous assure que ce n’est pas simple dans un Kayak quand il fait froid:

  • Le kayak tangue, vous ne pouvez pas faire de mouvements brusques,
  • L’inertie du kayak ne vous permet pas de le positionner facilement dans le bon angle. J’ai tenter plusieurs fois de me repositionner dans l’axe de la rivière pour avoir un cadrage intéressant mais je n’ai jamais eu l’axe parfait.
  • L’aspect photo instantanée est impossible car vous devez lâcher votre pagaie, la sécuriser (ce serait bête de perdre sa pagaie dans le courant) et enfin sortir votre appareil,
  • Les gants sont indispensables, mais il est préférable de les enlever pour bien tenir son appareil. Par contre avec une température au plus proche de l’eau à 2°C, on hésites vraiment.
  • A tout ça, il faut rajouter le stress de faire tomber son appareil à l’eau… je n’avais aucunes protections étanches mis à part un sac, au fond du kayak, qui se replie plusieurs fois sur lui même afin de garder au sec mes papiers d’identité.

Bref de cette expérience, j’ai voulu vous conseiller quelques produits qui m’auraient vraiment aidés lors de ce trajet :

Musée Rockheim

Le lendemain de ma virée sur la Nivelda, je suis allé visiter le musée Rockheim. Son architecture seule m’a donné envie de le visiter, je l’avais identifié en me baladant sur les quais du port de Trondheim. C’est le musée national pop-rock. J’ai rarement visité un musée aussi interactif, l’expérience est juste jouissive, vous découvrez l’histoire de la pop-rock international et bien sûr Norvégienne, des années 50 à nos jours avec la possibilité d’interagir avec les instruments, de rentrer dans un Bus faisant une tournée des festivals Norvégiens, de réaliser vos graffitis numériques… Chaque salle est interactive et avec des systèmes d’analyse vidéos, de détection de mouvement, des lasers mis à disposition pour interagir avec votre environnement. Vous pourrez également prendre un instrument (guitare, bass, clavier, batterie…) et apprendre quelques notes avec des stars du rock Norvégiens vous écoutant attentivement dans des vidéos intelligentes.

En sortant du musée, j’ai eu la chance de profiter d’un super coucher de soleil.

0 Facebook Twitter Google + Pinterest

Le centre et le nord de l’Ecosse offrent de nombreux intérêts pour les amateurs de vastes coins de nature. Si vous êtes motorisés ou bien à pied, vous apprécierez forcément les routes du pays de Nessi.

Pourquoi un article sur les routes ?

Lochs et Highlands sont deux des éléments uniques qui valent déjà la peine de se déplacer en Ecosse mais j’ajouterais un dernier ingrédient qui vient faire le lien, ce sont les routes du Nord de l’Ecosse. Sinueuses, défoncées parfois et souvent étroites elles vous feront passer d’une vallée à un loch, d’une montagne à une plaine jusqu’aux côtes en surplomb de belles falaises.

Les routes de Norvège ont quelques similarités avec l’Ecosse, mais les couleurs des collines et montagnes dans ce pays sont vraiment incroyables.

C’est à l’occasion d’un roadtrip d’une dizaine de jours avec l’objectif de découvrir les highlands que j’ai découvert les routes intérieures du pays d’Ecosse. Peu de sites ou guides en parlent mais à tort, elles sont vraiment superbes et pour peu que vous ayez beau temps, chose pas toujours évidente en Ecosse, ou bien un soleil rasant juste avant le coucher du soleil, vous en prendrez à tous les coups plein les yeux.

En découvrant ces routes je me suis vraiment dit qu’il aurait été bon de faire tout cela à pied, en autonomie en bivouaquant (le camping sauvage est légal mais doit suivre certaines règles) et en prenant plus de temps pour attendre les bonnes éclaircies et faire de belles photos. Malheureusement je voulais me déplacer rapidement, avec mon véhicule de location afin d’en voir le maximum, et donc je n’étais pas équipé pour la marche et le bivouac, mais la prochaine fois j’emporterai cet équipement afin de profiter au maximum de ces routes :

Quelques conseils

Je vous laisse une petite carte pour vous indiquer les routes que j’ai préférées. Ce ne sont clairement pas des routes touristiques et voici plusieurs conseils pratiques.

  • En Ecosse on roule à gauche, cela peut paraître débile comme conseil, mais les routes de l’intérieur du pays étant souvent sur une seule voie, il est très facile lorsque qu’une deuxième voie s’ouvre sur la route de reprendre naturellement votre voie de droite.
  • Attention aux nids de poule, ainsi qu’aux bas-côtés. Souvent imbibés, on peut avoir l’impression de se ranger dans l’herbe mais on s’enfonce très facilement, bref facile de se retrouver “entourbé”.
  • Contrairement à la France, les routes d’Ecosse passent souvent dans des prés ou chassés de cerfs. Vous le verrez facilement car vous passerez sur des grilles à bétail, aussi attention aux animaux pouvant rapidement traverser ou bien dormir simplement au milieu de la route…
  • Enfin, vous roulez généralement sur des routes à une seule voie mais pas à sens unique. Pour cela vous trouverez des “passing-places” qui sont des élargissements de la route permettant de se croiser. Il ne semble pas y avoir de règles sur la priorité, juste la courtoisie et personne n’oublie de faire un petit signe pour remercier celui qui a laissé le passage.
2 Facebook Twitter Google + Pinterest

Ce roadtrip m’a amené dans des coins reculés de la Norvège, par envie, par besoin de me retrouver isolé. J’ai trouvé deux endroits hors des sentiers battus que je recommande fortement.

Passage à Skei

Skei est une petite ville (ou un village plutôt) de 438 habitants, coincée dans une vallée entre deux chaînes de montagne, au bord du lac Jølstervatnet. C’est ici que j’ai trouvé l’occasion de m’isoler via une annonce AirBnB qui propose de louer une cabane dans la montagne.

L’aventure commence avant même de rentrer dans les lieux, Andy que je retrouve en bas de la vallée m’a accueilli et m’a simplement indiqué que pour accéder à la cabane il suffisait de monter dans la montagne en se dirigeant au Nord-Ouest pendant une bonne heure…

1h direction Nord-Ouest.. et si je me décale de quelques degrés je risque de me retrouver complètement à coté de la cabane.

Au soleil couchant, la grimpette était assez compliquée, je traversais une forêt assez dense, qui me rappela mon séjour au Japon sur le mont Koya au milieu des cèdres du Japon, en passant des ruisseaux ainsi que des zones boueuses. Heureusement au bout de 45min je suis arrivé sur un plateau enneigé et j’ai trouvé les traces de pas d’Andy qui était monté la veille dans la cabane. Heureusement la neige n’était pas tombée depuis sinon je n’aurais jamais trouvé la cabane. J’ai donc suivi le tracé d’Andy pour y arriver finalement, en sueur après m’être enfoncé dans la neige jusqu’aux genoux pas après pas.

J’avais mon sac complet avec moi, en y repensant j’aurais dû laisser la moitié dans mon véhicule avant de monter et j’avais de quoi subvenir à mes besoins pendant quatre jours en autonomie. N’étant pas non plus un aventurier aguerri j’ai fait le mauvais choix de prendre des pâtes, en effet les pâtes demandent beaucoup d’eau pour la cuisson et bien entendu cette cabane ne possédait pas d’eau courante.

J’ai donc passé deux bonnes heures à faire fondre de la neige sur le poêle de cette cabane autant pour me laver, cuire ces fameuses pâtes ^^ ou tout simplement boire. Je n’avais pris au final que 2 litres d’eau pour ces 4 jours. Durant mes journées je randonnais dans les montagnes alentour, cela me rappelait mon ascension du Piton de la Fournaise sur l’île de la Réunion avec la neige en plus. Je n’étais pas du tout préparé à ce type d’environnement, on apprend de ses erreurs à ce qu’il parait, avec du recul voici ce que j’aurais dû prendre avec moi :

Immersion dans la ferme de Torvik

Après cette aventure en isolement je suis reparti en direction d’Ålesund pour visiter les nombreuses îles qui l’entourent. Mais une autre aventure hors des sentiers battus de Norvège ponctua mon roadtrip, j’ai passé quelques jours dans une ferme à Torvik, nom du village et également de la famille qui m’hébergeait. C’est un village isolé, seulement 226 habitants.

J’ai eu la chance de trouver cette famille, d’une gentillesse incroyable et bossant terriblement dur dans leur ferme, où ils cultivent des fraises en été et élèvent de nombreux animaux : porcs, poules, chèvres, chevaux et brebis. Ils réalisent également des visites de la ferme.

Offrant mon aide avec les animaux, la famille accepta avec étonnement mais cela me permettait d’échanger avec des Norvégiens, puis cela me changeait de mon quotidien de touriste crapahutant soit dans les montagnes soit sur la route des Fjords. J’ai eu la chance d’arriver à l’époque où les brebis mettent bas et c’est avec honneur que j’ai pu aider à la naissance de quatre agneaux, une expérience que je n’oublierai pas.

 

2 Facebook Twitter Google + Pinterest

Oui c’est une île, et vous pouvez en faire le tour en quelques heures de voiture, mais il y a sur cette île assez de choses à voir pour y rester une année entière sans se lasser. Le volcan, le Piton de la Fournaise est un des point phare de l’île.

Importance géographique

Les cirques (Salazie, Mafate et Cilaos) et remparts sont des caractéristiques uniques de l’île mais la principale est sans doute le volcan. Il représente 40% de l’île et se situe au Sud-Est. C’est un volcan qui est actif, sans doute parmi les plus actifs de la planète avec environ une éruption tous les 9 mois. La dernière éruption en date, le 14 Juillet 2017 à 00:50, les photos de l’éruption sont incroyables, j’aurais vraiment voulu être présent, je pense que cela aurait été le feu d’artifice rêvé pour un jour de fête nationale. Retrouvez toutes les informations et les photos sur le site du piton.

Il culmine à 2 632 mètres d’altitude mais son accès est plutôt aisé donc beaucoup de touristes viennent s’y frotter. Vous trouverez énormément d’informations sur la randonnée sur internet, celle-ci est plutôt claire je vous la recommande.

En arrivant sur le volcan

Avant même d’arriver au point de départ de la randonnée, vous aurez l’occasion d’en prendre déjà plein les yeux, la route que vous emprunterez est assez incroyable, rien à voir avec les routes d’Ecosse ou celles de Norvège entre les Fjords que j’avais déjà parcourues. Vous devez préalablement vous rendre à Bourg-Murat, une ville en plein coeur de l’île située dans la Plaine des Cafres. Soit vous arrivez du Sud de l’île via la commune du Tampon, soit vous arrivez du Nord depuis la commune de la Plaine des Palmistes vous devrez de toute façon emprunter la seule route qui traverse l’île du Nord au Sud.

Une fois que vous êtes à Bourg-Murat vous trouverez toutes les indications nécessaires pour suivre la Route du volcan. Vous montez d’abord dans une vallée assez boisée en empruntant une série de lacets, vous remarquerez rapidement que vous prenez pas mal d’altitude, il existe de nombreux points de vue sur cette route et même quelques randonnées assez courtes, si vous avez le temps n’hésitez pas à vous arrêter. J’ai pour ma part eu l’occasion de faire la randonnée du Piton Nez-de-boeuf qui vous prend environ 1h30 durant laquelle vous traversez une forêt, presque une jungle la végétation étant très dense. Je n’ai pas eu de chance lors de cette randonnée et je me suis retrouvé dans un brouillard assez épais et sous la pluie cela me rappelait l’ambiance fantomatique sur le mont Koya au Japon. Après cette petite randonnée, j’ai continué la route et je me suis arrêté au bord d’une impressionnante falaise me faisant découvrir une série de pics qui se recouvraient petit à petit de nuages venant de la vallée.

Une fois que vous sortez de cette forêt, vous arrivez en face de la Plaine des Sables, ici vous changez totalement d’univers, vous passez littéralement d’un monde végétal à un monde minéral, le changement est abrupt tout comme la série de lacets vous faisant descendre dans la plaine. L’origine géologique de cette plaine est encore sujette à discussion, mais il semblerait que la piste des effondrements à répétition soit privilégiée. En suivant la route quasi-droite qui traverse la plaine des sables, vous vous dirigez vers l’Enclos Fouqué qui sonne le début de la randonnée, ou bien vous pouvez vous arrêter au gîte du volcan.

Cette dernière solution est celle que je recommande. Cela vous permettra de débuter la randonnée très tôt (3 ou 4 heures du matin) à la lampe frontale et d’arriver en haut du volcan avec un soleil encore rasant, généralement privé à cette heure-ci de brouillard.

L’ascension du Piton de la Fournaise

En partant du parking ou en sortant du gîte du volcan vous vous dirigez à un premier point : le Pas de Bellecombe, qui offre une vue panoramique sur le volcan et son enclos. Car effectivement le volcan se trouve au centre d’un immense enclos d’une dizaine de kilomètres de large et de long. La bonne nouvelle c’est que cet enclos est dû à un effondrement, donc vous débutez en haut de l’enclos ^^. La deuxième étape de cette randonnée est donc naturellement de descendre dans l’enclos en empruntant les escaliers en lacet.

Une fois en bas vous êtes sur de la lave durcie et il ne vous reste plus qu’à suivre les traces de peinture blanche qui vous indiquent le chemin pour accéder en haut du volcan. En cas de brouillard ces traces deviennent vraiment utiles.

Avant d’arriver sur les pentes du volcan, vous passez sur une grande étendue qui semble plate depuis le Pas de Bellecombe, mais nécessitant des fois de grimper quelques blocs de lave. Vous passerez devant le Formica Leo, un petite (comparée au volcan) formation volcanique composée de petits scories et à la couleur plus brune que la lave alentour. La pente ne commence que lorsque vous arrivez à la Chapelle Rosemond, une cavité dans un monticule de lave.

Comptez environ 5 heures aller-retour pour une distance d’environ 10km. Cette randonnée n’est pas d’une extrême difficulté, à vrai dire le plus dur est sans doute de remonter en haut de l’enclos, et comptez seulement 20 min pour cela. Cependant, randonner dans les scories de différentes tailles, nécessite un petit équipement, ne vous aventurez pas sur les pentes du volcan sans de bonnes chaussures, une lampe frontale si vous partez de nuit et quelques vêtements chauds sont nécessaires au plus tôt de la journée, voici ce que je recommande :

2 Facebook Twitter Google + Pinterest

Lors de mon périple au Japon j’ai eu la chance de me retrouver dans un endroit encore peu connu du Japon, un lieu sacré, le mont Kōya.

Depuis la ville d’Osaka, vous prenez un train régional vers le mont Koya, c’est le terminus, ensuite vous empruntez un funiculaire pour accéder au plateau d’une montagne couverte d’une multitude de temples bouddhistes (110 encore actifs). La ville de Koyasan compte 7000 habitants dont la moitié sont des moines et le reste se compose de leurs familles.

L’histoire raconte que cet emplacement fut choisi par le bonze Kūkai (空海), plus connu sous le nom de Kôbô Daishi, qui aurait, lors d’un pèlerinage en Chine, lancé un Varja (un instrument rituel hindouiste) en direction du Japon. A son retour, il aurait retrouvé le Varja sur le mont Kōya où il installa le pavillon dans lequel il résida : le Miédo.

Le cimetière aux 200 000 pierres

L’ambiance sur ce plateau montagneux, entouré de huits pics, est totalement mystique. Les cèdres du Japon centenaires entourent de nombreux temples répartis sur le mont. La première chose que j’ai fait en arrivée au Koyasan fut la visite du cimetière Okuno-in qui compte près de 200 000 pierres tombales de différentes personnalités, il est au coeur d’une forêt et pour peu que vous le visitiez lorsqu’il fait un peu de brouillard vous jurerez voir des fantômes. Les pierres sont la plupart couvertes de mousses et vous déambulez sur des routes pavées, défoncées par les racines des arbres, c’est réellement impressionnant.

Au milieu de ce cimetière se trouve le Gobyo, le mausolée de Kūkai, qui selon la légende n’est pas mort mais est en pleine méditation. Il est dit que Kūkai se réveillera lors de l’arrivée du prochain bouddha. Les moines les plus importants des temples du mont Koya viennent donc chaque jour, déposer devant la tombe de Kūkai, de la nourriture et des vêtements.

Quelques nuits dans un temple

Une des expérience les plus fortes de mon séjour au Japon fut les quelques nuits  passées dans un temple bouddhiste sur le mont Koya. Aujourd’hui beaucoup de temples proposent aux touristes d’être hébergé, même si le prix n’est pas forcément toujours abordable, c’est une expérience unique que je recommande. Si vous êtes adeptes des expériences en dehors des sentiers battus, cela va vous plaire. Si vous en avez l’envie, vous pourrez participer aux activités des moines le jour et même assister aux prières matinales. Les moines se réveillent à l’aube et pendant 2 heures d’affilé chantent et prient dans l’enceinte du temple dans un nuage de fumée d’encens.

Je n’ai trouvé que peu de moines parlant un peu d’anglais, mais le moine le plus important du temple a pu échanger avec moi quelques instants. J’étais impressionné par leur accessibilité, leur curiosité quant au motif de ma présence et leur humour après deux heures de prières dans une ambiance religieuse.

  • N’êtes vous pas fatigué de vous être levé si tôt pour assister à nos prières ?
  • Un peu mais c’était très intéressant, par contre ce n’est pas moi qui ai chanté pendant deux heures, est-ce que vous êtes fatigué ?
  • Olalala imaginez que nous faisons ça tous les jours !

Lors de ce séjour vous êtes logé dans une chambre du temple, vous dormez sur un futon traditionnel posé sur un tapis de bambou tissé. On vous donne un Yukata, une sorte de peignoir typique japonais avec des manches très amples vous donnant l’air d’un samouraï .

Le must du must est qu’en soirée vous entendez soudain des pas vers votre chambre, le parquet qui craque, vous découvrez une ombre passant devant les murs en papier de riz (les Shōji). Cette ombre s’accroupit devant votre porte frappe deux coups, fait glisser la porte, se relève, entre dans la chambre, s’accroupit à nouveau et referme la porte derrière elle. C’est en fait un moine qui vous apporte votre dîner… Etant dans un temple bouddhiste les repas sont végétariens et composés d’une multitude de petits mets. Je n’ai aucune idée de ce que j’ai pu manger, à part le tofu et les algues que j’ai pu reconnaître, le reste était une surprise totale mais un vrai délice.

Mon séjour en Avril

Je suis parti en fin Avril au Japon, les températures sont selon moi, les plus adaptées pour un voyage de ce type. Connaissant l’Ecosse et de la Norvège à la même époque, j’ai connu des températures vraiment plus basses et mon équipement était totalement différent. A cette saison vous éviterez l’affluence des touristes, vous ne souffrirez pas d’extrêmes chaleurs et les matinées seront juste assez fraîches pour vous lancer dans des randonnées durant lesquelles vous vous réchaufferez naturellement. Sur l’île principale du Japon, entre Tokyo, Kyoto et Osaka à cette époque vous pourrez compter sur des températures entre 10 et 25C°. Vous pouvez bien entendu avoir quelques pluies mais réellement pas très longues.

Voici ce que je recommande comme équipement pour les personnes désirant découvrir le Japon à cette même période et appréciant une bonne marche d’environ quinze kilomètres par jour:

1 Facebook Twitter Google + Pinterest

La Norvège présente la plus grande concentration de fjords au monde. Cette particularité géographique s’explique par le retrait de glaciers dans une vallée bordée de montagne. Ces bras de mers s’avancent dans les terres sur plusieurs kilomètres, je suis parti en roadtrip pour découvrir ces paysages.

Arrivée à Bergen

J’ai commencé mon itinéraire dans la ville de Bergen sur la côte Sud-Ouest de la Norvège. C’est la deuxième ville de Norvège et pour moi la porte d’entrée vers les Fjords plus au Nord. C’est une ville importante dans l’histoire de la Norvège, depuis l’ère Viking jusqu’à aujourd’hui c’est un important port de commerce maritime spécialisé dans le commerce de la morue séchée et la fabrication de cordes.

Dans le quartier de Bryggen se trouvent toujours les entrepôts du XVIe siècle, entièrement en bois et très colorés. Partout dans la ville on peut voir de luxueuses bâtisses, preuves du succès commercial de l’élite de Bergen. Je vous conseille de visiter les quartiers de Sydnes et Nøstet, où vous pourrez découvrir des maisons de toutes couleurs typiques de la Norvège.

 

Un ferry rapide pour une première immersion dans les Fjords

Vous pouvez prendre un ferry sur le port pour visiter le Fjord autour de Bergen. Attention cependant à ce que vous portez si vous tentez cette traversée d’une demi-journée, même si le temps est au beau clair, la vitesse du ferry et les vents font rapidement tomber les degrés. Je vous propose des équipements que j’aurais dû prendre…

En direction des Fjords

En quittant Bergen, mon roadtrip commençait vraiment, ma prochaine destination importante était Ålesund plus au nord, mais je comptais m’arrêter hors des sentiers battus, dans la petite ville de Skei pour passer un temps dans une cabane au milieu de la montagne.

Je redoutais un peu les chutes de neige sur la route, ma voiture n’étant pas équipée de pneus neige. Les routes norvégiennes sont superbes dans cette région, elle passent dans de nombreux tunnels, sur des ponts vertigineux et parfois la route principale s’arrête brusquement en face de l’eau… Il faut alors attendre les ferrys s’affairant à faire traverser les personnes et véhicules d’un bout à l’autre du Fjord.

N’hésitez pas à sortir des routes principales pour prendre des routes intérieures en direction d’un bourg ou d’un village. Souvent vous aurez de belles surprises, des cabanes de couleur vives au bord des Fjords. Ces routes ne sont pas aussi accessibles que les routes principales et vous pouvez vous retrouver à monter sur une montagne aux routes enneigées dans les mois d’hiver. Pour d’autres routes intéressantes je vous invite à partir également en Ecosse, précisément dans les highlands où vous passerez au milieu de collines jaunes orangé au travers de pâturages en croisant des moutons, cerfs et boeufs des highlands.

1 Facebook Twitter Google + Pinterest