Comment j’ai apprécié les îles Norvégiennes malgré le mauvais temps

18 février 2018

La Norvège, sur sa côte Ouest possède un nombre important d’îles, environ 50 000. J’ai eu la chance de visiter quelques-unes d’entre elles, notamment Runde, une réserve protégée d’oiseaux marins et l’île de Godøya proche d’Alesund présentant la particularité de posséder un lac en haut de son sommet montagneux.

Depuis Bergen et après un passage en isolement dans une cabane de montagne  je me suis dirigé vers Ålesund une ville importante (45 000 habitants), un port de pêche, au Nord-Est de Bergen et donnant accès à de nombreuses îles aux alentours.

Île de Godøya

A seulement quelques minutes en voiture d’Ålesund, en empruntant un pont suspendu, on accède à un groupe de 4 îles : Vigra, Valderøya, Giske et Godøya. Ces îles sont assez prisées des Norvégiens le temps d’une journée en famille, l’été généralement, lorsque le temps est au beau fixe. Moi, mon objectif était de gravir le mont Godøya, c’est une randonnée qui dure à peu près 5 heures selon les guides. Le mont culmine seulement à 497m cependant on démarre au niveau de la mer. En haut du mont la randonnée continue, le chemin fait une boucle autour d’un lac planté au centre du mont.

 

Ce jour-là je n’ai pas eu beaucoup de chance, je suis arrivé dans un brouillard épais au pied du mont Godøya. Qu’à cela ne tienne ! Je n’allais pas attendre dans ma voiture que le temps change et je me suis dit qu’une fois en haut du mont le brouillard serait sans doute dissipé. J’avais extrêmement tort, une fois arrivée en haut du mont le brouillard s’est encore épaissi, je ne voyais pas à plus de 10m devant moi et il s’est mis à pleuvoir des cordes. Ma veste pourtant perlante n’arrivait plus à évacuer toute l’eau et commençait à s’imbiber. Remontant les falaises, des vents puissants poussaient la pluie de bas en haut, mes gants étaient trempés, j’avais froid et je craignais pour mon sac portant mon matériel photo. J’avais heureusement pris soin de prendre une couverture étanche (pour une fois que je prévois quelque-chose…).

C’est finalement au bout de 3h de randonnée que j’ai vu arriver quelques éclaircies et j’ai enfin pu découvrir le lac au milieu du mont qui n’était qu’à quelques mètres de moi depuis 1 heure mais que je ne voyais pas à cause du brouillard. Mon champ de vision s’ouvrait au fur et à mesure que les nuages s’éloignaient, j’ai finalement compris pourquoi cette randonnée était si intéressante : Vous avez une vue 360° sur l’île avec au premier plan un lac impressionnant qui se tient au-dessus de la mer. Après réflexion, c’était une belle expérience et le temps pourri n’a eu qu’un effet positif m’offrant un effet de surprise en fin parcours, par contre je penserai à emporter un autre type d’équipement la prochaine fois, voici le kit complet que j’aurais dû mettre dans mon sac :

Île de Runde

Après mon humide aventure, j’avais sans doute vu le pire de la météo Norvégienne. Encore beaucoup d’îles m’attiraient et c’est avec optimisme que j’ai choisi l’île de Runde. A 2h en voiture d’Ålesund, en utilisant  deux ferry pour passer les Fjords, et ….  je suis arrivé sous une pluie battante sur l’île de Runde. Un habitant de l’île me conseille de faire demi-tour, que le temps est trop mauvais pour visiter la réserve ornithologique. Assez dépité je décide de temporiser, me disant qu’en bord de mer le temps peut changer rapidement. J’ai tendance à me dire que comme je suis en vacances j’ai et j’aurai forcément de la chance… Finalement après deux bonnes heures dans ma voiture en grignotant des galettes de graines Norvégiennes, le ciel s’est ouvert d’un coup et j’ai eu un grand soleil. L’île est tout de même emprise aux vents glaçants de la mer du nord et encore une fois je n’étais pas super bien équipé.

Je suis donc monté, en haut des falaises pour observer les colonies d’oiseaux nichées en contrebas. Le contraste est méga impressionnant, on passe d’une étendue verte, vallonnée, très calme et dès qu’on se penche au bord de la falaise c’est le chaos ! On est à 200m au-dessus des vagues qui se brisent avec fracas sur les rochers déchiquetés aux arêtes saillantes, des milliers d’oiseaux marins tourbillonnent autour des falaises en cherchant à se poser sur de minuscules promontoires afin de rejoindre leur nid.

Entre 500 000 et 700 000 oiseaux qui nichent sur ces falaises, la majorité est composée de Macareux moine mais je n’ai pas pu les voir car ils partent pêcher toute la journée pour finalement rentrer nourrir leurs petits au coucher du soleil. Par contre j’ai pu observer une colonie de Fous de Bassan, sortes de grandes mouettes à la tête jaune qui ont le bout des ailes noires ainsi que des Guillemots qui ressemblent à pingouins volants que j’avais déjà vu en Ecosse.

Et vous, la Norvège vous intéresse pour votre prochaine destination ? Vous l’avez déjà peut-être parcourue, n’hésitez pas à m’en dire plus !

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